J31 à J33 – De l’Ukraine à la Russie (03/08 au 05/08)

6 août 2010

Salut à tous!

Ce message sera assez court, toutes nos excuses…

Nous avons quitté les belles plages de Crimée en direction de Moscou.

Après 32 heures de voitures pour un peu plus de 1000km, et un passage de douane sans encombre (3 heures d’attente tout de même, et 4$ de bacchiche au douanier…), nous voici arrivé à notre première étape russe: Oriol à 380km de Moscou.

 

img3894.jpg

 

img3892.jpg

 

Très belle ville (bon, ya pas grand chose à y voir…), mais les hotels et les restaurants sont particulièrtement bien cachés… 3 heures pour trouver un hotel, et on fini par trouver un restau à 22h.

Le lendemin on achève notre route vers Moscou. Malgré les images alarmantes des télévisions (en VO non sous-titrée), Moscou ne brûle pas… encore. Mais un nuage de cendre descend sur la ville dans la soirée, il ne nous quitera plus le lendemin.

 

img3157.jpg

 

Qu’à cela ne tienne, cela ne nous empêche pas de manger dans un restau tenu par un arménien qui parle russe et un peu français. Il savait dire « voulez-vous faire l’amour avec moi? » une phrase universelle semble-t-il…

On vous laisse, il est l’heure de manger. Un plat tipyque du coin, on va manger au Mc Do!

J24 à J30 – Kiev et la Crimée

2 août 2010

J 24 – Visite de Kiev 

Désolés pour ce long silence. On a été très occupé à rien faire…Nous avons donc visité Kiev. Ce n’est sans doute pas la plus belle ville que nous ayons vue, mais on en garde tout de même un bon souvenir, avec notamment Laure des Catacombe, ses églises orthodoxes, son centre ville très vivant et surtout son restaurant français.

  img3472.jpg

Laure des Catacombe, où il ne faut pas être claustro pour errer entre des momies de moines prisonniers des catacombes 

img3486.jpg 

Un religieux FANTA stique

img3532.jpg

Le resto Français, un retour aux sources nécessaires après un mois de diète 

J25 à J30 – La Crimée 

Après un très rapide voyage d’environ 22h pour 700 km, nous arrivons enfin au bord de mer en Crimée. Hôtel très dur à trouver (comme à peu prés tout en Ukraine), mais qui en valait la peine : grande chambre, 30m de la mer, plage privée…Seul bé mol, les portes. Nous avons réussi à appeler trois fois le serrurier en trois jours pour trois blocages de porte.

 img3586.jpg

Nous avons tenté, durant ce séjour, d’aller passer une soirée au Kazantip, plus gros festival musical d’Europe. Mais cet étape vaut a elle toute seule un véritable roman. Je m’en vas vous le conter. 

Vous ais-je déjà parlé du chaleureux accueil de la population ukrainienne ? Non ? Comme c’est étrange, eux qui sont pourtant si avenant ! Tenez, par exemple hier encore nous avons pu observer quelques individus de cette population si mal connue de nos concitoyens (et pour cause…) 

Mon histoire commence il y a à peine quelques heures… Nous nous préparons physiquement et mentalement pour affronter ce qui s’annonce comme la soirée de l’année ! Nous prévoyions en effet une escapade au Kazantip. Pas grang chose, c’est juste le plus grand festival d’Europe de musique techno, electro, housse et tutti quanti. Bref du gros son bien lourd, abrutissant à souhait mais qui permet de perdre dans une franche bonne humeur ses neurones et ses kilos. Disons juste que sauter comme des ahuris dans une salle bondée et surchauffée ça aide à  conserver la ligne. C’est du moins ce qu’indique le dépliant commercial de l’évènement. 

Un seul obstacle entre nous et ce nirvana de débauche : 200km ! (et autant pour le retour…) Mais non c’est pas loin ! C’est comme faire Paris-Caen pour passer la soirée, tout le monde fait ça ! Et dire qu’il y en a pour dire que Meaux c’est le bout du monde… Mais nous qui somme partis pour faire le demi-tour du monde ça ne nous fait même pas peur ! 

Histoire d’arriver sans trop d’encombre, on confie le volant à un autre conducteur que Mat. Disons juste que les forces de l’ordre locales semblent avoir un compte personnel à régler avec lui… Et nous partons donc confiants. Début du voyage nikel, on traverse de superbes paysages qui nous font oublier les kilomètres à parcourir. Nous tombons sur notre premier écueil en rentrant, poussés par la faim, dans la belle ville de Sevastopol. Le sandwich-diner spectacle passe agréablement bien et nous reprenons la route pour nous rendre compte que toute la ville n’est qu’une immense juxtaposition de route (de qualités plus que médiocres) finissant invariablement en cul-de-sac… ou menant à un champ. Autant vous le dire tout de suite, l’absence chronique de panneaux de signalisation rend les bons parisiens que nous sommes passablement nerveux : pas de nom de rue, pas d’indication de direction, pas de route droite (elles semblent animées de leur propre volonté et tournent de façon parfaitement aléatoires, c’est très déroutant)… Nous prenons donc une fois de plus notre courage à 2 mains (par personnes) pour demander notre chemin. Une activité malheureusement trop fréquente depuis que nous avons pénétrés en Ukraine.

Mais malgré notre air avenant et notre parfaite maitrise de la langue locale (devinez laquelle de ces deux affirmation est juste ?) nous ne recevons pas un écho très positif L’ukrainien de base doit être soit réfractaire au dialogue, soit très trouillard par nature, car quand on lui adresse la parole il a une nette tendance à fixer le sol de façon très insistante, et il accélère la pas. A moins qu’il exerce à l’excès une activité qui rend sourd? Question à creuser…  Quoi qu’il en soit, fiers de notre persévérance nous finissons par trouver quelqu’un qui ne répond pas « je ne sais pas » avant même qu’on n’ait posé la question ! Il s’agit d’un pompiste. Lui nous répondra donc « je ne sais pas » mais uniquement après qu’on lui ait demandé notre direction ! Il va même jusqu’à demander à ses collègue la réponse à notre épineuse question, du jamais vu ! 

Bon, ça fait juste 1h qu’on tourne dans c’te putain de ville à la con, on a déjà fait au moins 8 demi-tours, ce qui fait donc 4 tours complets de la ville (les matheux auront suivi le calcul). Bref, ras-le-bol, quoi. Il nous faut une réponse ! Et l’air guilleret du pompiste qui revient vers nous nous laisse supposer qu’il détient la clé de notre délivrance. 

Nous assistons alors à un phénomène incroyable. Notre pompiste qui l’instant d’avant ignorait jusqu’à l’endroit même où nous étions (c’est juste son lieux de travail, mais passons, il est ukrainien, il ne faut pas trop en attendre quand même…), se met tout à coup à nous parler à une vitesse hors du commun. En l’espace de quelques secondes il a appris suffisamment d’informations pour nous sortir une dissertation sur l’orientation urbaine à travers les âges. Après un gros quart d’heure de discours ininterrompus ponctué de grands mouvements de bras pas toujours évocateurs, nous en somme au même point : on a rien capté, on sait pas où on est, on sait pas où on va.  C’est pas ça qui nous arrête : devant ces êtres à l’éloquence manifestement bien supérieure à la notre (et c’est pas peu dire) nous usons de notre dernier atout :

-          « c’est par là ? » 

-          « oui ! » 

Et bin, voilà, c’était pas si compliqué !  Bon en fait si. Car après avoir obtenu la bonne direction, il nous faut encore une bonne demi-heure pour trouver la bonne route. Et à ceux qui se remettraient en doute notre sens de l’orientation, je leur suggère une petite course d’orientation urbaine en Ukraine. Pensez juste à prendre une balise, on viendra vous rechercher… 

Je disais donc, « nous voilà sur la bonne route » A ce propos, je souhaiterai saluer le progrès technologique de l’IGN ! (Edwige, si tu pouvais transmettre le message ?) En effet, il se trouve que la route que nous souhaitions emprunter, une belle et large double-voie longeant la côte, n’est toujours pas construite. Et en fait elle n’est même pas en construction. C’est dans l’immédiat un bête chemin entre deux champs. Nous avons déjà évoqué la qualité des routes ukrainienne et leurs colonies de trous et de bosses. Je vous laisse imaginer ce que ça donne avec un chemin de terre… Nous voilà donc contraints à un joli détour. Merci l’IGN, bel effort d’anticipation mais il semble que la DDE locale ne soit pas assez réactive. 

Qu’importe, rien ne peut entamer notre enthousiasme : c’est après de nombreux, très nombreux détours et plus de 6h de trajet que nous arrivons enfin sur les lieux du Kazantip. Il est 2h du mat (on dira 2h02 pour faire plaisir à Xav). Fatigués mais heureux d’être sur place. Joie de courte durée. La caissière nous apprend à l’entrée que le billet coute 80€ 

-          « Pour ce prix-là vous avez le droit à une seule entrée et une seule sortie » 

-          « Nous on veux juste entrer, ça fait combien ? » 

Air incrédule de la caissière. Décidément c’est dur de se faire comprendre avec les gens à l’étranger… ils pourraient faire un effort et parler français comme tout le monde, non ? Nous exhibons notre carte bancaire, sésame des plus belles soirées (elles sont souvent également les plus chères…). La réponse est sans appel :

-          « pas de carte, uniquement du cash » 

-          « ok, ya une banque dans le coin ? » 

-          « je sais pas. » 

Et voilà, nous sommes à nouveaux confronté au « je sais pas » ukrainien. Remettons les éléments dans leurs contexte : il s’agit du plus grand rassemblement electro, techno, (etc, etc, on vous refera pas la pub !) d’Europe, l’entrée coute juste les yeux de la tête, ils acceptent que les paiements en espèce, cette jeune femme travail à la caisse, et bon sang elle ignore si ya un distributeur dans le coin !!! Mais quel pays à la con !!! 

Renseignement pris à gauche à droite (on commence à avoir l’habitude), on nous envoi dans une ville limitrophe au nom imprononçable (je renonce donc à l’écrire, aucun intérêt…). On roule une dizaine de minutes et on s’arrête demander notre chemin à une échoppe au milieu de nulle part.

On cherche la ville… Bin justement, on y est !! Mais c’est pas possible ! Dans ce pays, tout le monde payent en cash. Ok, mais où ils le trouvent ce foutu cash ? Ya moins de banque dans  les grands lieux de rassemblement que de chaussettes propres dans le coffre de la voiture ! Prochaine banque à 30 bornes et la caisse vient de fermer ses portes. La soirée au kazantip se résumera donc à un petit tour du propriétaire en mangeant un grec… 

Pff, de toute façon ça avait l’air nul. Non, on est pas dégoutés… pas du tout… 

Ce qu’on retiendra du Kazantip? C’est cher, mais à la sortie ils font des supers grecs… A ce propos, fait étrange s’il en est, il semblerait que leurs grecs ne soient pas turcs mais bien ukrainiens… 

Bon, histoire de se consoler, on a quand même fini la soirée en beauté : après les 200km de retour on s’est payé un petit bain de minuit… en pleine journée. Aller on va se coucher. On s’y était préparé, mais la soirée a vraiment été épuisante. 

Conclusion : L’Ukraine c’est vraiment un pays de merde. Mais comme l’a dit une charmante demoiselle, sur 10 pays fallait bien qu’il y en ait au moins 1 qui déçoive. Bin justement c’est celui-là ! On part dans 2 jours, on va encore un peu profiter des bienfaits de la plage de Crimée, de sa mer belle et chaude, et des méduses qui ne piquent pas. Il aura fallu venir en Ukraine pour voir ça, enfin un point positif !

En référence à un de nos lecteurs, Les U craignent !! 

Cette étape nous aura au moins fait du bien et nous aura permis de reprendre des forces avant d’attaquer un gros morceau, la Russie.

img3850.jpg

J21 à J23 – Nos premiers pas en Ukraine

27 juillet 2010

J 21 – L’Ukraine, un pays accueillant… 

Nous quittons la Hongrie pleins d’espoir pour la suite du voyage, et nous arrivons à 18h18 au poste frontière qui marque la fin de l’Union Européenne, et le début des pays hostiles. Nous voici maintenant « en territoire ennemi »

img3113.jpg 

On tombe (après quelques heures d’attentes) sur une jeune policière ukrainienne à tendance dominatrice, et d’un genre très militaire. Elle nous fait très rapidement comprendre que notre passage ne se fera pas sans encombres: « Vouuus ne passerez paaas!! »  

Après une fouille du véhicule et divers palabres dans à peu près toutes les langues en notre possession, on comprend qu’ils réclament un papier officiel supplémentaire. Seul problème, l’agence gouvernementale qui produit ledit document se trouve 1km après la frontière. Bien entendu, hors de question d’y aller en voiture, l’un de nous est envoyé en mission commando pendant que les 3 autres sont gardés en otages… 

Bon, on vous passe les détails, mais on parvient finalement à obtenir le fameux sésame. Notre policière sadique nous apparait d’un coup plus sympathique, Mat fini même par déconner avec Maîtresse Olga et se retient de justesse de lui donner une bourrade amicale dans le dos (chassez le naturel…)   

Il est 23h23 et les portes de l’Ukraine s’ouvrent enfin à nous ! 

J22 et J23 – En route pour Kiev 

Après avoir passé la nuit dans le premier  hôtel trouvé après la frontière, on se lève tous d’attaque. Mais le ciel ukrainien en a décidé autrement : il pleut averse, c’est mort pour la rando. Nous décidons donc de faire route pour Kiev… Enfin on dit « faire route » mais c’est un bien grand mot… Les routes ici, ils connaissent pas ! Ce qui passe pour une route, c’est un chemin plein de bosses et où les trous sont vaguement entourés de béton. Nous passons donc une bonne partie de la journée à nous prendre pour de l’orangina « Secouez-moi, secouez-moi, sinon la pulpe elle reste en bas » 

En faisant route vers L’viv, ville départ de l’autoroute pour Kiev, on traverse des contrées étranges peuplées de gens étranges. Mais n’est plus étrange que l’autoroute elle-même. En fait d’autoroute il s’agit en réalité d’une voie unique, mais qui présente le superbe avantage d’être vaguement nivelée. Les trous sont toujours présents mais en bien moins grande quantité. Le paysage est folklorique, on croise entre autre attractions des cigognes ayant fait leurs nids sur les poteaux électriques, des chiens errants, des vaches errantes qui regardent passer à peu près tout ce qui passe, des voitures qui devaient déjà passer pour des antiquités à l’époque de Staline, et les modèles originaux de nos deux-cheveaux…

img3387.jpg 

img3411.jpg 

img3442.jpg 

img3401.jpg

Bon, on a juste mis 8h à faire les 300km qui séparent L’viv de la frontière. Mais la nuit à L’viv nous a permis de supporter les 10h de trajets pour Kiev. Rien de bien extraordinaire sur ce trajet… mis à part qu’à 40km de Kiev (on voyait presque l’arrivée), on se fait arrêter par la police locale qui nous soutire le premier pot de vin d’une longue série à venir pour une infraction imaginaire. Décidément l’Union Européenne c’était pas si mal ^^ 

J17 à J20 – Départ de Vienne et Hongrie (du 20 au 23/07)

24 juillet 2010

J17 Départ de Vienne  Départ pour Budapest retardé : à trop vouloir jouer les casse-cou, Mat s’est déplacé les cervicales en s’allongeant dans un hamac. Il airait mieux fait de continuer à sauter et de grimper partout comme d’habitude, c’est moins dangereux. Nous partons quand même visiter le musée des beaux arts de Vienne. Et une fois Mat redressé, on se rend compte que notre sac à dos a été oublié dans un casier du musée, et qu’il nous faudra attendre 10h du mat’ pour le récupérer. Heureusement Mat est en pleine forme pour aller dormir dans un bar pendant que les 3 autres sirotent joyeusement leurs bières.  Mais le bar fini par fermer. Il est 4h du matin. Nous n’avions rien réservé. Nous prenons donc notre revanche sur le hamac en finissant la nuit dans le parc.

img2855.jpgimg2911.jpg

J18 – J20 La HongrieAprès avoir été réveillé par l’arrosage automatique du parc nous allons récupérer notre sac et nous partons pour la Hongrie. Nous arrivons au lac de Balaton aménagé comme une station balnéaire : 40° à l’ombre, 28° dans l’eau, un paysage magnifique. On a tous aimé !

img2940.jpg

img3017.jpg

Le lendemain de cette étape très reposante (on en avait besoin…) on part pour Budapest où nous arrivons en fin d’après-midi. Le camping est en ville mais nous n’avons pas pu la voir car nous avons passé notre soirée à laver notre linge sale, très sale… C’est le lendemain que nous visitons Budapest qui nous a tous très agréablement surpris. Parmi les merveilleuses merveilles de cette merveilleuse ville nous avons pu voir le château médiéval construit il y a 100 ans (la belle arnaque !!!), la plus grande synagogue d’Europe où nous avons pu tester de nouveaux couvre-chefs (tu vois Alain, on t’a écouté !), et des tas d’autres édifices : 

img3099.jpg 

 La grande synagogue de Budapest

img3091.jpg

La place des héros

 img3057.jpg

Le chateau de Budapest

img3145.jpg

Le pont aux chaines

img3079.jpg

Dark Sidious

img3205.jpg

L’église Saint Mathias (magnifique rien que pour le nom)

bastion.jpg

Le bastion des pêcheurs La fin de journée arrive déjà. C’est encore une victoire de Canard !

img3314.jpg Fin de la journée!!! Demain c’est le départ pour l’Ukraine ! En espérant qu’on ai pas oublié notre sac quelque part… 

J14 à J16 Visite de Vienne

20 juillet 2010

Nous voilà donc parti à l’assaut de l’Autriche et de sa magnifique capitale, Vienne. Cette ville, ancienne capitale de l’empire Austro-hongrois et du Saint Empire Romain Germanique, est une ville remplie d’histoire. Elle est liée à certains de ses plus grands acteurs :Sisi, Napoléon, la dynastie des Habsbourg, Mozart, Strauss, Schwarzenegger….

img2752.jpg

Nous n’avons pas pu tout visiter, par manque de temps…et d’argent, mais nous avons tout de même pu voir la Rathaus,  la bibliothèque nationale de Vienne, le palais impérial des Habsbourg, le château de Schönbrunn, quelques églises, et des portes « Monumentales ».

img2392.jpg 

 Bibliothèque nationnale

img2794.jpg 

 Le palais impérial des Habsbourg

img2605.jpg 

Le château de Schönebrunn

img2809.jpg 

Statue de Marie Thérèse d’Autriche

img2798.jpg 

Qu’ils sont grands ces Autrichiens…   Il faut tout de même préciser que nous n’avons pas été épargnés par les intempéries. En effet, Xavier a passé toute une nuit à se battre contre les éléments pour que sa tente reste debout. Nous n’avons pas de photo à l’appui, mais nous vous laissons imaginer Xavier sortant de sa tente en pleine nuit pour replanter ses piquets. 

Après trois jours de visite, nous voila partis avec le soleil pour une nouvelle étape, la Hongrie. Notre connexion internet va se faire plus difficile.  A bientôt. 

PS : Il faut quand même noter que nous avons enfin gagné la guerre contre le moustique Autrichien.

img2514.jpg 

J11-12-13 Fin de la tchéquie, Slovaquie 14-15-16/07/2010

17 juillet 2010

J11 – Départ de  Prague 

Avant notre départ de la merveilleuse et sensationnelle ville de Prague, nous avons visité le quartier juif, avec ses synagogues et son cimetière, vieux de plusieurs siècles. Eh bah, c’est un beau bordel. 

 img2093.jpg

 Mais c’est en même temps un lieu rempli d’histoire où sont inscrits les noms de plus de 300 000 juifs déportés et des dessins d’enfants déportés. 

Petite dédicace pour Willow, le voilà ton pont, Charles… 

 img2129.jpg

 Ensuite, départ pour la Slovaquie, en faisant un petit détour par Austerlitz où il y a de très beaux champs…. de récoltes. Et pis c’est tout. 

J12 J13 – Bratislava 

Passage de la frontière.

 img2185.jpg

Arrivée à Bratislava, ville aussi animée et vivante la journée que Chartres en plein hiver. Tout ce qu’on a vu dans cette ville, c’est notre bon vieux pote Napoléon, qu’on n’avait pas trouvé à Austerlitz ainsi que le nombre de kilomètres démoralisant qu’il nous restait à parcourir. 

 img2201.jpg

img2212.jpg

 Cette ville mérite tout de même le coup d’œil, mais que la nuit, où les Bratisla boys et girls sortent de leur léthargie diurne pour faire la fête. 

Le lendemain, la chaleur nous a contraints à chercher désespérément un lac pour faire trempette. En nous dirigeant vers Vienne, nous nous sommes arrêtés visiter un château sur les bords du Danube, avec vue imprenable sur le fleuve. 

img2287.jpg

Vu la beauté du site, nous avions décidé de dormir au bord du fleuve, mais à notre grand désespoir, le terrain était déjà occupé, par une armée qui aurait pu défaire Napoléon.

img2512.jpg 

 Après avoir perdu la bataille, nous avons décidé de partir au camping de Vienne directement. 

  

J9 & J10 – Prague – 12-13/07/2010

14 juillet 2010

Ces deux derniers jours nous avons visité Prague, une ville réellement magnifique ! Nous avons commencé par le château qui abrita le règne des Habsbourg (entre autre…), suivi de la cathédrale Saint-Guy

img2050.jpg 

 img1596.jpgNous sommes ensuite descendu vers les rives de la Vltava à travers de sinueuses petites rues en escalier, pour finir par traverser le célèbre pont Charles Autre lieux incontournable, la place de la vieille ville et son horloge astronomique   img1901.jpg  Sur cette même place nous nous sommes laissés tentés par ce que nous croyions être un concert symphonique. En réalité nous avons assisté à l’évènement le plus improbable et soporifique de tous les temps. Un concert d’orgue et de chœur dans une église. Très jolie l’église, mais la musique était…complètement glucose… Et ça a duré une heure…  Et il faisait chaud…  Et on n’avait même pas le droit de sortir… Et tout le monde dormait… img1923.jpgPour se remettre de nos émotions on a quand même mangé en regardant un festival de jazz en plein air. Nettement mieux… 

On s’est enfin dirigé vers la Tour Poudrière qui offre un panorama superbe sur les toits de Prague. Avant d’abriter les réserves de munitions, cette tout était une des « portes monumentales » de la vieille ville

Et la traditionnelle petite anecdote du voyage : Le gros avantage de l’hôtel sur le camping, outre la possibilité de prendre une bonne douche peinard, ce sont les services liés au cadre hôtelier : d’épais volets qui vous évitent de se faire réveiller vers 5h du mat’ par le soleil, et un service de laverie pour nos vêtement qu’il faudra sans doute jeter avant la fin du voyage du fait de leur utilisation prolongée (nous n’en diront pas plus, sans quoi la mère de Mathias risquerai l’infarctus).  Et bien sachez que notre hôtel ne ressemble à aucun autre en la matière : nous vous avons déjà parlé de la douche, mais c’est loin d’être le seul point d’intérêt. Et j’m’en va vous l’compter ! Il semble que les hôteliers praguois aient renoncé à investir dans des rideaux opaques. Les seuls rideaux présents dans les chambres peuvent certes arrêter les regards, mais la mince épaisseur du tissu laisse le champ libre à la lumière du jour quand celui-ci se lève… bien trop tôt selon nous. Heureusement, les quelques dernières nuits de camping nous ont familiarisé avec l’art de pioncer comme des ours sous la lumière du soleil et la chaleur qui l’accompagne. Nous nous accordons donc de temps à autre une grasse matinée dans une chambre baignée de lumière et où flottent parfois de délicats relents de transpiration nocturne… Mais tout cela n’est rien en comparaison de notre aventure sur le chemin périlleux du lavage de nos fringues. Avant toute chose il nous fallu luter contre l’odeur de notre sac de linge ayant eu tout le loisir de prendre la chaleur dans un coffre de toit dépourvu d’aération. Une fois passées les premières nausées, nous avons affaire à la réceptionniste qui, comme son nom l’indique, réceptionne nos affaires. « Vous pouvez venir les récupérer dans les 2 jours »  Bon, c’est vrai que deux jours pour faire une machine de linge, c’est long. Mais d’un autre côté, s’ils prennent leurs temps c’est pas plus mal, ça peut être considéré comme un gage de qualité de service… La suite nous montrera que non. Le lendemain soir, une autre réceptionniste nous montre derrière le comptoir  trois sacs en plastique. « C’est à vous n’est-ce pas ? » On dira ce qu’on voudra sur la rapidité des services d’ex-URSS mais on était plutôt content de les récupérer aussi rapidement. Bonheur de courte durée… « on vous a dit que c’était à vous de le faire sécher ? » 

Bin, justement non, on nous l’avait pas dit ! Mais elle insiste, c’est comme ça que ça se passe ici. Décidément les mœurs à l’étranger sont étrangement différentes des nôtres… Résultat, nous voilà passablement énervés en train d’essayer d’étendre notre linge dans la chambre d’hôtel.

img1867.jpg 

Tentative infructueuse, on redescend à l’accueil, histoire de mettre en application le don naturel dont bénéficient les français quand il s’agit de râler.  Après une courte discussion rondement menée, la réceptionniste repentante reprend nos fringues avec promesse de les restituer le lendemain, propres et sèches. Voilà une bonne chose de faite ! 

J8 – Direction Prague 11/07/2010

12 juillet 2010

Coucou  tout le monde, 

Avant de pouvoir lire nos aventures palpitantes, juste un petit message pour remercier tous ceux qui nous suivent et nous laissent des  messages. Ca nous fait vraiment super plaisir !

_____________________________________________________________

Après un petit dèj au camping, direction Prague à 300 km pile-poil. On fait halte après dix minutes de route au Mac Do, où on trouve le succulent burger à la saucisse de Nuremberg, qu’on appelle d’ailleurs par chez nous le « burger saucisse », testé et approuvé par Xav.  Chemin faisant, nous passâmes devant un panneau aux inscriptions étranges…   img1445.jpg

Nouveau pays, la Tchéquie ! Ou plutôt la République Tchèque ! Mais une constante : la chaleur… VIVE LA CLIM’ !!! … euh… petite rectification : dans le match sans pitié opposant la clim à la chaleur tchèque, la chaleur a eu raison de notre Titine. 

img1451.jpg

   Chaleur + voiture chargée à bloc + une super côte + clim à fond… « ça, y faut pas faire, hein… » 

Nous voilà bloqués pour quelques heures sur un bord de  route, dans un trou perdu de Tchéquie, à côté duquel Auzole passe pour une mégapole. Le moral est à son comble.

 img1455.jpg

 Mais essayons de positiver, cela permet à Mathias sa petite « pause nettoyage », et à Xav de s’initier au tarot.

   img1452.jpg img1471.jpg

Après avoir englouti 4 litres de liquide de refroidissement, Titine se décide à repartir, le moteur tourne au poil ! Nous arrivons donc à Prague, sains et saufs, ou presque !

 img1469.jpg

A l’entrée de Prague, nous arrivons à une bifurcation. Le dilemme est terrible : à gauche le panneau indique « centre ville historique », et à droite « banlieue pourave ». Devinez… le GPS indique la droite… il semble que l’hôtel ai été dans son temps une succursale du KGB !!!

 img1497.jpg

A titre indicatif, nous rêvions d’une douche après cette journée caniculaire, mais pour cela il ne faut être ni frileux ni pressé. Le mince filet d’eau froide qui coule dans la douche sera néanmoins pour nous 4 la seule source de fraicheur de la soirée… Ou pour être plus exact, l’eau était parfois chaude. Mais la couleur marron-orangé laissait supposer qu’elle était importée directement de Vladivostok par un tas de tuyaux rouillés. Qu’à cela ne tienne, nous sommes propres et c’est l’essentiel ! 

J6 & J7 – Dachau + Nuremberg – 09-10/07/10

12 juillet 2010

La journée commence bien : après une courte nuit, on a un peu de mal à se lever. On comate jusqu’au petit dej’ pour remonter difficilement dans nos appartements… Problème : la clef ne marche plus. Deux caractéristiques de notre pays d’accueil nous sautent alors aux yeux : 

1-      L’Allemagne est à la pointe de la technologie et les clefs magnétiques avec gestion centralisée des accès est un moyen de nous surveiller… be warned, big brother’s watching you ! 

2-      L’Allemagne est très stricte. Départ de l’hôtel avant 10h, et il est 10h02… Plus moyen d’entrer. On a du faire appel à tout notre légendaire charme français pour convaincre la réceptionniste de nous ouvrir la porte. Bon en fait on a juste demandé gentiment, mais c’est déjà un gros effort venant de nous. 

On part pour une visite du site de Dachau. Ce fut réellement poignant. On a passé 2h sans pratiquement parler, c’est pas notre genre, les potes peuvent en témoigner. Au programme : les barraques, les fours crématoires, les cachots. Mais surtout, partout la même ambiance lourde d’histoire.

img1289.jpg

 img1292.jpg

img1306.jpg

 

On prend ensuite la direction de Nuremberg en quête d’un bivouac pour la nuit. La quête fut plus que fructueuse : nous avons fait escale sur un lac bien sympathique pour une petite baignade (on a fait « plouf plouf » ^^ ), avant de dormir sur terrain aménagé avec barbecue et tables de pique-nique. Just perfect ! 

On s’est couché le nez dans les étoiles, on s’est levé avec le soleil dans les yeux. On en a profité pour prendre une seconde baignade matinale et une douche gratos sur les bords du lac. D’ailleurs heureusement qu’on pouvait se doucher car l’eau du lac était légèrement trouble. Disons juste qu’on voyait pas sa main au bout de son bras… La légende raconte que l’Erica serait passé par là, mais bien sur c’est une légende en Allemand, on a donc surement mal compris.

img1347.jpg

img1368.jpg

img3101.jpg

Pour l’anecdote, l’allemand n’a pas inventé l’eau chaude… Au sens propre! Notre douche fut fraiche. Très fraiche. On peut même dire qu’elle était glace… 

On arrive à Nuremberg en début d’aprem, et on se lance avec entrain dans une visite hardie du Château. La visite fut courte (et franchement chère…), elle aura cependant eu le l’avantage de nous apprendre que si on fait tomber de l’eau dans un puits, même profond, l’eau a une nette tendance à arriver au fond…

img1383.jpg

 

Enfin, pour poursuivre avec les souvenirs douloureux de la 2nde guerre, nous nous rendîmes sur le site des congrès nazis. Là encore, malgré l’austérité des lieux, l’émotion était présente.

img1405.jpg

 

Allez, pour se remonter le moral on a été faire un tour dans la vieille ville où on a assisté à la victoire de l’Allemagne sur l’Uruguay. Au final, c’est aujourd’hui notre dernier jour en Allemagne et, agréable surprise, c’est un pays joyeux et accueillant. Et cet été, c’est un pays chaleureux, mais surtout chaud, très chaud…

img1414.jpg

img1433.jpg

 

Et ce qui est bien avec le peuple allemand c’est qu’il est très doué en langue étrangères. Dans notre groupe on peut potentiellement parler en français, anglais espagnol, italien, et même dire « bonjour » en allemand. De leur côté, les allemands parlent très mal anglais, pas du tout français, mais la plupart se débrouillent pas trop mal en allemand. Et rien que ça c’est énorme !…

 

En somme, voilà ce qu’on retiendra de cette journée:

img1301.jpg

J5 – Munich – 08/07/10

9 juillet 2010

Aujourd’hui, c’est visite de la perle de la Bavière : Munich !!! 

La vielle ville est tout simplement magnifique. Nous nous sommes surpris à admirer les plafonds de Frauen Kirche (Notre-Dame, made in germany).

img1284.jpg

Parmi les autres attractions de la vieille ville, nous avons fait escale dans le Rauthaus, l’hotel de ville qui fourni une vue imprenable sur Munich. Et après un passage rapide dans le marché aux victuailles, direction la plus vieille brasserie de la ville, le HofbräuHaus, 3500 places assises, autant de litres de bières servies chaque heure, et un groupe de musique folklorique. Tout un programme. 

Petite anecdote sur le bavarois de la Bavière profonde, tu sais celui avec le short ridicule, des bretelles super ridicules, et le chapeau qui se passe de commentaire. Bref, ce bavarois qui marque les esprits, se distingue également par des performances physiques hors du commun. Outre la circonférence de sa panse, il parvient à un tour de force : il pisse sans les mains, celles-ci étant pleinement occupées à soutenir sa tête pour ce qui ressemblait fortement à une sieste. Oui, une sieste. Au milieu des toilettes. Les pratiques des autochtones semblent souvent étranges pour le voyageur…

img1189.jpg 

Juste pour le fun, j’ai essayé d’en faire autant, mes pieds s’en souviennent… 

Et au cours de ces déambulations éthyliques nous avons égalementrencontré l’âme du HofbräuHaus. Un homme exceptionnel, descendant direct de Dionysos, ou de sa version teutonne, capable des plus grands prodiges, comme faire valser une parfaite inconnue sur un hymne à la bière joué par l’orchestre folklorique, et dans la foulée de chanter « we will rock you » à gorge déployée…  sans connaitre les paroles bien entendu, ce serait trop facile..

img1210.jpg

Et dernier fait maquant dans ce haut lieu de la débauche : on a trinqué à la santé de Jiji, nouvellement diplômée. «A la plus belle des kinés !!! »

img1194.jpg 

Et au moment de reprendre le métro pour rentrer, on est tombé sur un os. Ou plutôt sur une plante. On s’est rendu compte que, non seulement l’Allemand aime monter les escaliers à pieds, mais qu’il aime aussi beaucoup l’écologie. La preuve en image :

img1225.jpg 

A tous les coups il est en panne… 

123