J77 à J84 – Notre première semaine à Pékin (du 18/09 au 24/09)

28 septembre 2010

J77 – 18/09/2010

 

Notre premier contact avec les pékinois est hyper rapide : le porteur de bagages nous conduit à un taxi dans lequel on monte sans trop se poser de questions. On se rend compte trop tard qu’il s’agit d’un taxi sauvage qui nous demande une somme exorbitante pour Pékin (mais qui reste très bon marché pour une course parisienne). On est crevés, les bagages sont déjà dans le coffre, on laisse tomber. On ne se fera pas avoir deux fois.

 

Par la fenêtre de la voiture on découvre pour la première fois la capitale chinoise. C’est rempli de building High Tech, et on redécouvre  ce qu’est le bitume sur la route. On trouve que Pékin est très grand, mais pour les chinois qui sont ridiculement petits, ça doit être immense…

 

J78 – 19/09/2010

 

En  bons touristes que nous sommes, la première chose que nous visitons à Pékin, c’est son zoo et ses fameux pandas ! Nous revoilà en enfance, on court pour voir les éléphants, les renards, les rhinocéros, les singes, et encore un tas de truc, c’est trop cool !

 

 

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A droite, des experts en kung fu…

 On est particulièrement séduits par un aquarium magnifique où on assiste à un spectacle d’otaries et de dauphins.

 J79 – 20/09/2010

 Jusqu’à présent nos tests culinaires pékinois n’avaient pas été trop surprenant… Jusqu’à la découverte dans un banal cocktail de fruits d’un truc légèrement visqueux et gluant qui s’est avéré être, après dissection, une gelée de méduse.

 

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« Vous savez pas ce qu’ils boivent !!! »

 Le soir venu nous retrouvons Estelle, la cousine de Xavier, une française presque chinoise depuis qu’elle est partie faire ses études à Pékin quelques années auparavant. Elle a prit une semaine de vacances pour avoir l’honneur et le privilège de nous guider à travers l’immensité pékinoise qu’elle connait si bien.

 J80 – 21/09/2010

 Pour notre première visite avec notre guide attitrée, Estelle nous emmène visiter la millénaire cité interdite, qui n’a plus grand-chose d’interdit quand on voit le nombre de touristes qui s’y promènent. C’est un immense ensemble de pavillons et de temples qui servait autrefois de demeure à la famille impériale. Le mur d’enceinte sert aujourd’hui de support à une photo gigantesque (pas comme les chinois) de Mao.

 

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 Comme après de tant de marche il commence à faire faim, Estelle nous propose de découvrir le marché traditionnel de Wangfujing.

 « Vous allez voir, on peut y manger de tout et n’importe quoi ».

 Avec le recul, c’était surtout n’importe quoi… On s’est essayés à la viande de requin, de crocodile, on a mangé des coquelets entiers, du serpent, du chien, et même des scorpions qui gigotaient encore furieusement sur le pic à brochette avant que le cuistot ne les plonge dans l’huile bouillante.

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« vous savez pas ce qu’ils bouffent  !!! »

Le pire c’est que tout était franchement bon ! même les scorpions !

 Mais Wangfujing est également un immense marché aux souvenirs où tout doit être négocié. Estelle nous a fait une démonstration de négociation un peu effrayante faisant baisser les prix jusqu’à diviser le prix initial par 10. C’est alors que nous avons été pris d’une crise aigüe grave de fièvre acheteuse.

 

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Les Ducond (avec un « d ») et Ducont (avec un « t »)

 Pour achever, elle nous emmène en soirée avec ses potes, tous de nationalités différentes, et pas un seul chinois. On commence d’abord par un pub, pour enchainer sur une boite où Xav et Steph ont donné une petite leçon de dance à tous ces étrangers.

 

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J81 – 22/09/2010

 Levé aux aurores pour la visite la plus touristique de chine, la grande muraille ou Great Wall comme ils disent ici. Estelle nous a dégoté un guide qui nous à d’abord emmené dans une manufacture de jade, aussi appelé or chinois, qui était autrefois réservé à la famille impériale.

 Nous sommes ensuite allés sur la tombe d’un empereur Ming, puis au musée de la soie, et à la maison du thé où nous avons eu le droit à une dégustation. Enfin après, quelques kilomètres, la grande muraille nous est apparue, immense (pas comme les chinois), serpentant entre les montagnes.

 Une fois sur les remparts, on a constaté que la muraille épousait le relief. C’était  par endroit très raide et dépourvu de marches.

 

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La grande muraille et le tombeau de l’empereur ZhaoLing

 Le soir venu, le guide nous a déposés sur le site olympique où nous avons pu admirer le fameux nid.

 

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Il est quand même vachement mieux en photo…

 J82 – 23/09/2010

 Au programme du jour, le palais d’été, résidence de la famille impériale et lieu de pouvoir de l’impératrice Cixi, qui de concubine de l’empereur est passée impératrice, assurant la régence de son fils trop jeune pour régner.

 Le palais est en réalité un grand parc entouré de trois lacs magnifiques, un lieu de détente pour les empereurs qui s’y sont succédés. Nous y avons fait un tour de bateau afin d’admirer ces paysages.

 

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Et pour la soirée, on rejoint des potes d’Estelle dans un bar à chicha.

 J83 – 24/09/2010

 Autre journée  shopping : le marché de la soie. Une sorte de centre commercial sur plusieurs étages où sont concentrés une quantité impressionnante de petites échoppes en tout genre. On y découvre les méthodes de vente à la chinoise qui consistent ni plus ni moins à séquestrer le client avant qu’il ne cède.

Pour continuer, nous sommes allés à Hohai, une sorte de village dans la ville. On y trouve des bars et des restaurants juste en bord de lac. Avec les lumières de la nuit, ça avait un petit quelque chose de magique. C’est ici que nous avons passé notre dernière journée à 4.

 

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Hohaï, le village dans la ville.

Bar de nuit le jour, et bien plus encore la nuit…

 J84 – 25/09/2010

 C’est aujourd’hui l’un des jours les plus sombres de notre voyage, car dans quelques heures nous ne serons plus que trois.

Nous accompagnons Xav à l’aéroport. C’est le départ. Et un burger king plus tard, nous le laissons s’envoler.

 

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Et le voyage s’arrête là pour l’un de nous.

On aimerait pouvoir dire « ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers… »

 Pour nous consoler, nous retournons faire du shopping au marché de l’informatique, immense à l’image de Pékin, mais pas à l’image des Pékinois, qui eux sont tout petits (on vous l’avait pas déjà dit ?)

 PS : merci à Will pour le post du dernier blog, qui nous a permis de surmonter la censure.

 


J74 à J76 – Au revoir la Mongolie, bonjour la Chine (15/09 au 17/09)

20 septembre 2010

J74 et J75 – le retour à Ulan-Baatar (15/09 et 16/09)

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Gengis Khan trônant au centre d’Oulan Baatar

 

Après 2 semaines passées à manger du mouton et du lait, nous avons eu comme un besoin de retour aux sources. C’est pourquoi nous nous sommes dirigés tout naturellement vers le seul restau du pays où on peut manger normalement : Le bistrot français

 Nous avons ensuite été contactés par le gérant de Nomad Planet qui nous propose une soirée mongole en compagnie de Mongols qui parlent mieux français que nous. La soirée est excellente : la boite est très animée (surtout pour un mercredi), et la vodka coule à flot.

 Le lendemain, sur les conseils du patron du Bistrot Français, nous rendons visite à son fils qui tient la boulangerie française d’Oulan-Baator. Les croissants, pains au chocolat, chaussons au pommes, les crèpes, et les sandwichs parisiens se succèdent pour le plus gros et le meilleur petit déjeuner du voyage.

 C’est donc le ventre bien plein que nous partons à la conquête du plus grand marché noir d’Asie. On y trouve de tout, de la pince à linge à la cuisine équipée.

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Et même des tapis, dis-donc !

 

J76 – Le départ pour la Chine (17/09/2010)

 C’est aujourd’hui le jour de notre dernier voyage pour notre destination finale, la seule étape que nous ne ferons pas par la route mais par les rails. Nous retrouvons sur le quai Nico et Marie, les deux français rencontrés au début de notre trek en Mongolie.

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Départ pour le pays du soleil levant

 

On parvient tant bien que mal à caser dans les 8m² de notre wagon la totalité de nos bagages. C’est petit, mais assez fonctionnel, et tant mieux étant donné qu’on doit y passer plus de trente heures.

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Après une petite partie de Tetris, finalement tout est rentré

 

 L’heure du repas approchant, nous remontons le train vers le wagon-restaurant. On se serait cru dans l’Orient-Express, avec décors en bois sculptés et une grosse mongole en guise de serveuse, très douée en calcul d’ailleurs. On ne connaissait pas la méthode de comptabilité mongole : on lui donne l’appoint, elle nous rend la monnaie… C’est encore un des mystères de l’Asie profonde…

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Bienvenue dans « le crime de l’Orient Express », sans le crime bien entendu

 

Le temps passe vite dans le train, et nous arrivons déjà à la frontière. Les contrôles des passagers se succèdent assez rapidement, on rempli des formulaires, on signe des déclarations, puis on nous annonce qu’on va prendre notre température… Nous craignions le petit toucher rectal, mais soulagement, ce ne fut qu’un rapide toucher frontal.

 Viennent ensuite les contrôles du train lui-même, et là c’est un peu plus long. A notre grande stupéfaction, on s’est senti soulevés. En regardant par la fenêtre, on s’est aperçu qu’ils étaient en train de séparer le train des roues.

 

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Ils sont très forts ces chinois…

 

 C’est après plus de 5 heures, toilettes fermées et bloqués dans notre cabine, que nous finissons par repartir. Le lendemain matin, nous voulions manger au restaurant, mais la composition du train avait été complètement modifiée. Le restaurant mongol a été remplacé par un restaurant chinois qui n’accepte pas la monnaie mongole. Dommage, nous n’avions que ca…

 Finalement, nous arrivons enfin au but ultime de notre voyage, Pékin. Faire Paris-Pékin par voie terrestre, ça c’est fait !! (PS : on a dépassé Meaux…et toc !).

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Deux visions de Pékin, le Pékin traditionnel, et le Pékin moderne

 

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Mais où sont les 4 français  ??? Attention l’un d’entre eux est derrière l’objectif

J62 à J73 – Le trek en Mongolie (du 03/09 au 14/09)

15 septembre 2010

J62 – 03/09/2010 – 1er jour du trek 

Réveil matinal, petit dej’ rapide et on fait la rencontre de notre chauffeur, un Mongol qui ne parle que mongol. Heureusement qu’on a Nasaan, notre super traductrice qui à 20 ans parle déjà 5 langues. A côté, on a l’air ridicule…  On quitte Ulan-Baatar par la route principale, une large bande de bitume alternatif (un coup y’en a, un coup y’en a pas).

Moins d’une demi-heure plus tard on s’arrête pour changer un pneu qui vient de crever, ça promet… Notre chauffeur change la roue MD10 (moins de 10 minutes). Nous, c’est le temps qu’il nous faut pour mettre la main sur le manuel qui explique ce qu’est un cric. Vu de l’extérieur la bagnole montée sur ressorts parait presque neuve, mais la série des avaries continue : au cours de l’après midi, c’est la fenêtre arrière qui nous lâche, laissant entrer une vague de sable chaud.

Problème résolu lui aussi rapidement, un bout de ficelle, un nœud et pour maintenir le tout, un tournevis trouvé quelques minutes plus tôt sur la route. Normal. Dès qu’on sort d’Ulan-Baatar on voit des paysages magnifiques, on croise des troupeaux de chameaux, de brebis, de moutons et de chevreaux, paissant en toute liberté.

Les nombreuses pistes qui partent de part et d’autre de la piste principale semblent n’avoir aucun secret pour notre chauffeur. Normal puisque, selon Nasaan, il l’a déjà fait une fois il ya trois mois…

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On s’arrête déjeuner près d’un lac de sel 

250 km et 6 heures de route plus tard, nous arrivons dans une famille nomade dont le maitre est le gardien des montagnes avoisinantes. On pénètre pour la première fois dans une yourte qui nous surprend par la richesse de son intérieur tapissé, tout confort malgré le peu de mobilier. Après s’être installés, on part voir les ruines d’un antique monastère dissimulé dans les montagnes. Même si ce lieu de culte est abandonné, il reste un lieu de pèlerinage pour les bergers et les nomades.

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Signification des couleurs : Bleu pour le ciel, Jaune pour la religion, Blanc pour le lait, Rouge pour le feu, et Vert pour la nature

J63 – 04/09/2010 – 2ème jour du trek 

Réveil matinal une fois encore après une nuit bien reposante. C’est qu’on dort bien dans ces tentes locales ! Après le petit dej’, on se brosse les dents sur un tas de cailloux, qui ressemble furieusement (on s’en rendra compte par la suite) à un tertre de prières. On fait profile bas, et on évite de demander confirmation, mais d’un autre côté personne ne nous dit rien, alors bon… 

Après quelques heures de route nous entrons dans le désert de Gobi. Les chevaux laissent place aux chameaux et nous atteignons Tsaa-Suvruk, les falaises blanches, qui offrent une vue panoramique sur le désert. Etrangement les mongols ne connaissent pas cet endroit, il est réservé aux touristes. Nous y croisons d’ailleurs un couple de français.

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Les falaises blanches, un point de vue superbe sur le Gobi

Après avoir fait un peu connaissance, nous apprenons que, coïncidence, ils prendront le même train que nous en direction de Pékin. Finalement on se retrouve plus tôt que prévu puisque, seconde coïncidence, ils passent la soirée dans le même camp de yourtes que nous.

Soirée mémorable d’ailleurs : les français ont investi le camp et nous ne sommes pas moins de 8, sans compter nos guides respectifs. L’un d’entre eux, un mongol particulièrement échaudé, enchaine les tournées de vodka. Et on fini tous totalement déchirés, torses nus, à danser sur du Joe Dassin qui semble être nettement plus connu en Mongolie qu’en France.

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L’arroseur arrosé, ça vous parle ? 

J64 – 05/09/2010 – 3ème jour du trek 

Réveil difficile, heureusement qu’on ne conduit pas… Notre super chauffeur qui n’a pas touché à l’alcool la veille nous fait passer par la ville ridiculement petite de Datlan-Zatrat, pourtant chef-lieu du désert de Gobi. On passe ensuite l’après-midi dans la réserve naturelle de Iolin-Am, vallée encastrée entre deux montagnes, et au milieu coule une rivière. On y voit des yaks, des chameaux, des chevaux, des rongeurs et des mongols. L’endroit est très joli, c’est le premier cours d’eau qu’on voit en Mongolie.

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Iolin-Am, la réserve naturelle de Gobi 

J65 – 06/09/2010 – 4ème jour du trek 

La veille il commence à pleuvoir, et ça s’intensifie pendant qu’on roule. On s’arrête inopinément chez une famille nomade pour la pause du midi. Personne ne connait personne mais ils nous font un excellent accueil, et on fini même par offrir notre ballon au petit garçon de la famille qui, à 1 an et 2 mois, est déjà un excellent footballeur. 

Le soir venu, on initie nos guides à un jeu de carte bien de chez nous : le trou-du-cul ! Et, échange de bons procédés, ils nous apprennent un jeu mongol, le Moschik. Et pour terminer la soirée, un échange culturel musical, où force est de constater que notre niveau est assez limité.

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En plein apprentissage des divertissements locaux 

J66 – 07/09/2010 – 5ème jour du trek 

Aujourd’hui au programme, ballade à dos de chameaux dans le désert de Gobi. Et comme il pleut averse… on y va ! Après avoir admiré les paysages variés du désert, on fini par s’apercevoir que l’eau ça mouille, et que le chameau ça pue.

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On dirait pas comme ça, mais à la fin c’est presque douloureux… 

On arrive dans un camp de yourte et on découvre avec joie le chauffage central mongol : un poêle. C’est rustique, mais quand ça chauffe, putain, ça chauffe ! Mais ça nous permet de faire sécher toutes nos affaires.  

J67 – 08/09/2010 – 6ème jour du trek

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Les falaises de sable rouge 

Même les mongols les plus robustes sont soumis aux dures lois des mortels. Notre super chauffeur ne fait pas exception. Résultat nous assistons à un spectacle inattendu : le voilà torse nu, un bocal ventousé à l’épaule, soigné par le maître de maison. Il parait que c’est de la médecine traditionnelle. D’ailleurs, pour nous préserver de maux éventuels, le guérisseur nous fait sniffer du tabac. Comme dit le proverbe local « mieux vaut un bon cancer que les bronches encombrées ».

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Le Maître de maison, authentique chaman traditionnel. Un petit air de Charles Bronson version Mongole, vous ne trouvez pas ?  De notre côté nous en profitons pour partir à la découverte des horizons, et nous tombons nez à nez avec… des empreintes de loups. Et comme on est courageux mais pas téméraires, on s’arme de gourdins pour faire face à la bête.

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Les trappeurs amateurs 

Finalement, du loup nous ne verrons que les traces. Il a dû fuir à cause de l’odeur. Notre arme fatale : trois jours sans douche. Les loups n’ont qu’à bien s’tenir, non mais…

J68 – 09/09/2010 – 7ème jour du trek 

Après une matinée à faire patiner la voiture dans les mares de boue du désert (vous savez, le désert, où l’eau n’apparait normalement qu’en mirage…), on arrive sur le site de l’ancien monastère Hang construit en 1580, et détruit sous Staline, à la faucille et au marteau s’il vous plait…

Résultat on avait dit « visite d’un monastère » mais on ne nous avait pas prévenus qu’il fallait le reconstruire avant de la visiter.  Et pour bien finir la journée, fait assez rare pour le mentionner, on se paye une douche sur demande express de Nasaan, notre interprète :  

« vous prenez une douche ? » 

On a compris par la suite que ce n’était pas une question…

J69 – 10/09/2010 – 8ème jour du trek 

Aujourd’hui, nous quittons les contrées désertiques pour la verdoyante vallée d’Orkhon, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous arrivons près de l’Orkhon, rivière qui donne son nom à la vallée, où nous rencontrons des français. Coïncidence qui n’en est pas une car nos chauffeurs se connaissent et travaillent dans la même boite.

Et comme un hasard n’arrive jamais seul, nos compatriotes nous apprennent que le gérant de Nomad Planet (l’agence de voyage) est passé les chercher avec une voiture étrangement familière : 

« Vous savez quoi ? il avait une bagnole qui faisait de la pub pour un garage de Neuilly sur Marne ! Ah, bon ? C’était à vous ce gros truc ??» 

Comme quoi, même à l’autre bout du monde notre voiture continue à transporter des français ! 

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L’Orkhon, qui donne son nom à la vallée 

Nous sommes accueillis par une famille nomade qui nous offre le gîte et le couvert, le tout accompagné d’une bonne dose de Vodka du cru qu’il nous est impossible de refuser, cela pourrait être considéré comme un grave manque de respect. Il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes…

J70 – 11/09/2010 -  9ème jour du trek 

Aujourd’hui, notre guide nous annonce que le programme prévoit une journée de repos, on va donc s’arranger pour la remplir de façon constructive : en grands marcheurs que nous sommes, on se prépare pour notre rando mensuelle.

La vallée étant entourée de collines, on décide d’en gravir une pour profiter du panorama, et aussi par ce qu’on est super sportifs (mais ça on le dit pas trop, on n’aime pas se vanter en public…). Et pour augmenter la difficulté, on commence par traverser à gué une rivière.

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Il y en a qui ne se préoccupent pas d’avoir les pieds mouillés 

Devinette : quatre Hobbits traversent une rivière. Le premier tombe à l’eau, le second tombe à l’eau, le troisième tombe à l’eau. Qui arrive les pieds secs ? 

Le décor est à la hauteur de nos attentes, mais la bande-son est à revoir : trop fort les cigales, et c’est sans parler des tronçonneuses !

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Pour une fois des clichés qui se passent de commentaire 

A notre retour, Nasaan n’ayant plus de quoi nous nourrir pour le soir, on décide de tuer la bête. Après un long supplice de facile 1 minute 30, le mouton choisi au pif pour nous servir de miam-miam succombe et il est aussitôt dépecé et débité en gigot. On illustre à la perfection l‘expression « directement du producteur au consommateur » 14mouton.jpg 

Ces photos ont été mélangées. Remettez les dans l’ordre chronologique!      

Nos hôtes semblent avoir décidé de nous faire découvrir les traditions locales. Après la mise à mort du mouton, nous avons droit à une initiation au sport national, la lutte mongole, par un grand maître local de 17 ans. Il s’agit du jeune fils de la famille qui va quand même se payer le luxe de tous nous étaler en moins de 10 minutes ! 15luttemongole.jpg 

17 ans, 65 kilos tout mouillé, et il nous met à tous la patée… la honte…

Tradition suivante : la cuisine mongole. Après avoir débité le mouton en petits dès, nous nous lançons dans la confection des pains à la viande sous la direction de notre chauffeur. Nous avons ensuite tenté notre chance, mais il s’avère que la maitrise de la technique dite « de la pâte à cinq doigts » est plus difficile qu’il n’y parait.    16ingeedingeed.jpg 

« Ingeed, ingeed, ingeed »   (Comme ca, comme ca, comme ca…) 

Nous profitons de la soirée pour découvrir toute la variété de l’art culinaire mongole : le mouton et le lait.  En plus de nos fameux beignets au mouton nous avons eu droit aux abats de mouton encore chauds, tout frais sortis de la bête ! Mais on a aussi gouté le thé au lait, le beurre au lait de yak, le lait de jument fermenté (ayrag), le fromage au lait de brebis séché, la viande de mouton séchée… Et pour bien finir on a distillé notre propre vodka (à base de lait, elle aussi…), le tout sur fond de chansons locales chantées par nos hôtes. 

J71 – 12/09/2010 -  10ème jour du tre

Cette nuit fut plus agitée. On a compris que des loups rodaient à proximité du camp, car les chiens de la famille les ont bravement repoussés par des aboiements durant toute la nuit…

Mais on est quand même d’attaque pour une nouvelle rando sur le versant opposé de la vallée. On n’est même pas refroidis par la découverte d’une carcasse de poulain bien entamée à quelques dizaines de mètres des yourtes.

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On a même trouvé une tanière qui pourrait bien être celle de nos dévoreurs de poulain…

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On est également passés par un champs de roches volcaniques. 

Sur notre retour de rando, nous salivions déjà à l’idée de déguster un nouveau plat mongol. On nous avait mis en garde contre les affres de la cuisine mongole, mais jusqu’à maintenant, nous avons toujours été agréablement surpris. C’était avant le drame bien entendu.  V’la t-y pas qu’on nous sert un bol de graisse de mouton bouillie dont la consistance faisait penser de loin à un bol de glaire, et de près… pareil. Devant notre réticence à entamer notre repas, et sous le regard oppressant de nos hôtes, notre guide nous pose la question fatidique : 

«    -  C’est pas bon ?              

      -  Euh…….on a pas l’habitude de ça, chez nous, on mange solide »   *

On se serait cru dans un remake des bronzés font du ski, avec le nomade mongol dans le rôle du paysan montagnard. « Vous savez pas ce qu’ils bouffent !!! »  Après cet épisode burlesque, et pour bien digérer, on se prépare pour une ballade à cheval dans les steppes. Le cheval mongol est plus petit que le cheval européen, mais il est très costaud. Celui de Mat est un péteur, c’est là son moindre défaut, mais bon on dirait que ça lui donne la patate : il accélère à chaque fois qu’il lâche un pet, c’est dire s’il va vite ! Celui de Steph sue à trop renifler le popotin de ses copains, celui de Xav traine à l’arrière, et celui de Dav a des petits soucis psychomoteur : il ne peut tourner qu’à droite. Mais le galop dans ces grands espaces restera un de nos meilleurs souvenirs ! 20cheval.jpg 

Tchou-tchou-tchou, les mots magiques pour faire avancer les poneys. Euh… les chevaux. 

Le trek à cheval se clôture par une baignade improvisée dans une cascade naturelle encastrée dans un canyon. L’eau y est fraîche, voire même glace. Mais l’absence chronique de douches rend la baignade d’autant plus appréciable. 21chuttesdeau.jpg  Il y a même eu des téméraires pour se baigner dans ces contrées sauvages… et glaciales ! 

Après avoir rejoint un camp de yourtes pour la  nuit,  nous improvisons un match de lutte mongole contre Chtimit, notre chauffeur. A quatre contre lui, on devrait bien y arriver !!Mais il se révèle être un excellent lutteur. On finit tous par terre. Quatre contre un, la honte!

Ce guide a décidément tous les talents : il change les roues en un temps record, il répare les fenêtres de la voiture au tournevis, il dépèce le mouton, il cuisine, il assure au poker, il chante bien, il joue de la guitare, et embrouille les militaires.  22luttemongole2.jpg

Il nous a tous mis à terre! Mais quand même, petite satisfaction, il était un peu fatigué à la fin…   

En effet, alors qu’on entamait une tournée de vodka avec le chauffeur d’un autre groupe rencontré sur place, un militaire ridiculement accoutrée entre dans la yourte. Grand silence. Il réclame à nos guides les droits d’entrée dans la réserve naturelle dans laquelle nous nous trouvons. Un joli manège se met alors en place : pendant que Chtimit occupe le militaire à grand renfort de discussion (et de boissons…), Nasaan sort discrètement avec l’autre chauffeur qui va lui prêter ses propres autorisations. Le militaire n’y voit que du feu, ni vu ni connu j’t’embrouille !

J72 – 13/09/2010 -  11ème jour du trek  Aujourd’hui on entame notre long trajet vers Ulan-Baatar, hélas c’est déjà le retour. Mais on s’arrête sur le chemin dans le plus grand temple de Mongolie. C’est le site de l’ancienne capitale, haut lieu politique et religieux. On en profite pour en apprendre d’avantage sur la religion bouddhiste, ses rites et ses traditions. On y voit des représentations de génies protecteurs, de Bouddha et de ses disciples, les boddhisattvas.

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Et il faut le savoir, la tradition millénaire est catégorique : il faut sortir des temples en moon-walk !

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Ce soir, nous profitions de notre dernière nuit en yourte… 

J73 – 14/09/2010 -  12ème jour du trek 

RAS. C’est la fin du trek, on est tellement dégoutés de rentrer qu’on ne dira rien sur la journée. 

Fin du trajet et arrivée à Ulan-Baatar, c’est bientôt le départ pour la Chine.

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Merci à eux pour ces moments inoubliables qu’ils nous ont permis de vivre. 

J58 à J61 – L’arrivée en Mongolie (30/08 au 02/09)

2 septembre 2010

J 58 et J59 : l’arrivée en Mongolie 

Après une nuit blanche de voiture (eh oui, encore une…),  nous arrivons à la frontière Russo-mongole, en ayant au préalable planqué tout le matériel électronique et s’être débarrassé de notre carton de bouffe où il est écrit en gros « Armée Française ». On n’est jamais trop prudent.

Les  hostilités commencent à 8H30. La frontière ouvrant à 9H00, nous sommes parfaitement dans les temps. Nous pensons arriver à Oulan-bator dans la soirée. 

- Première étape, la frontière Russe 

Contrairement à ce qu’on peut penser, le douanier russe est très correct, pas de bakchichs, pas de problèmes de papiers, fouille très professionnelle, bref, en deux heures nous sommes passés dans le no man’s land. 

Pour conclure ce périple russe, nous tenons à corriger quelques idées reçues sur la Russie. Les russes sont très accueillants, très chaleureux et toujours prêts à aider. D’un autre côté, la police est toujours prête à contrôler, mais de façon très professionnelle.   

- Deuxième étape, on entame la frontière mongole à 11h. 

Premier contact avec les douaniers mongols …. 50 roubles  Une jeune femme nous aborde à la sortie du no man’s land, et nous dit qu’il faut payer pour entrer dans le poste frontière. Une fois entrés, premier contrôle des passeports, puis un peu plus loin, un deuxième contrôle des passeports accompagné par un contrôle du véhicule. Tout ceci effectué par un petit bonhomme gesticulant adorant aboyer après tout ce qui bouge de trop à son goût. Nous sommes alors invités à entrer dans les locaux pour subir un nouveau contrôle. (On n’avait pas eu autant de contrôles depuis le lycée). Résumons: contrôle des passeports, tampon, questionnaire, re-contrôle, re-tampon, contrôle des papiers du véhicule, tampon, et là, les choses se corsent quand on leur explique que nous voulons vendre la voiture en Mongolie. Après quelques heures de parlotte, on fini par comprendre qu’il va falloir nous acquitter d’une taxe d’un montant indéterminé. Il s’ensuit des heures d’attente. C’est là que nous faisons la connaissance de 4 anglais participants au mongol rallye (course supervisée entre Londre et Oulan-Bator). Ils nous apprennent qu’ils sont là depuis la veille au petit matin, et qu’ils attendent leur superviseur pour régler les démarches administratives. C’est en fin de journée, une heure avant la fermeture de la frontière que nous apprenons le montant de la taxe pour le véhicule. Nous savions que nous devions payer 15% du prix du véhicule, mais à cela s’ajoute à notre grande surprise une autre taxe car le véhicule a 10 ans, ainsi qu’une autre, car c’est une grosse voiture. Total du massacre : 3472 euros.  Hein, quoi ?!!! 

Nous comprenons après 15 minutes que le prix annoncé est bien en euros et pas en roubles ou autres kopecks ou togrog. Il semble donc que les tampons ne tamponnent que contre rémunération. Donc…..on paye. C’est donc tout naturellement que nous dégainons nos cartes bleues, mais problème, ils ne prennent que le cash. Je ne sais pas pour vous, mais nous on se balade rarement avec une telle somme dans la poche, et surtout pas pour passer une frontière pleine de militaires sous-payés.

On se dirige vers la banque du poste frontière, mais ils se révèlent incapables d’utiliser l’appareil à carte bleue. On nous propose alors une solution de secours, que c’est bête qu’on y est pas pensé avant : passer la frontière à pied pour rejoindre le prochain distributeur, à oulan bator, à 400km, trop facile.

On aperçoit dans le bureau de change d’à côté une petite pancarte « western union ». Notre sésame aurait pu être là si le bureau ne fermait pas. C’est ainsi que les douaniers nous ont gentiment indiqué un hôtel à la sortie de la ville.  Nous recroisons nos amis anglais (coincés pour une nuit de plus) qui nous indiquent le meilleur hôtel de la ville. Enfin celui qui a de l’eau, très froide certes, mais de l’eau quand même. Une fois la chambre, investie, on nous demande de payer la nuit, mais bien sur nous avons laissé le portefeuille à la voiture. Nous n’avons que des euros sur nous, monnaie qui bien sûr ne nous permet pas de payer l’hotel. On leur explique alors qu’on les paiera le lendemain matin après avoir changé l’argent. On profite de cette nuit de calme pour préparer notre journée du lendemain.

On utilise notre joker, l’appel à un ami (le père de Steph) pour un transfert d’argent. Après une bonne nuit de sommeil sur de bon matelats, euh sommiers, nous payons notre hôtel, et nous retournons au poste frontière. Western union ne pose aucun problème, nous récupérons l’argent, et payons notre dû. Enfin quelque chose qui marche dans ce pays. 

La Marie-Thérèse léthargique du guichet des tampons prend un malin plaisir à nous faire patienter : une bouchée de bétterave, un tampon, une gorgée de thé, un tampon, une phrase à sa collègue, un tampon et soudain, après 45 minutes, elle prononce la phrase magique : « welcome in mongolia ». On remonte dans la voiture en jubilant, vers la sortie après avoir réglé la nuit de titine passé sur un parking méga protégé. Mais avant cela, encore un contrôle.

Et là c’est le drame. Après quelques vérifications sommaires, ils nous annonce qu’il manque un tampon. Marche arrière, et on tombe sur une employée qui nous courait après. Pensant qu’elle venait avec le fameux tampon, nous courons également vers elle. Que néni !!!!!!  Tampon égal rémunération, nous avions oublié la règle…

Suite à une éreur de leur part, concernant le taux de change, il s’avère que nous n’avions pas payé assez. On nous demande alors la somme de 101 dollards, et 19 de plus pour l’employée inneficace qui s’est occupée de nous. Question bakchich, l’égalité des sexes est respectée. N’ayant à nouveau plus un sou, on fait appel à un autre ami (le papa de xav). On s’instale dans la voiture pour une partie de tarot en attendant l’ouverture des bureaux en  France. Après trois heures d’attente, on a pu régler ce que l’on devait, et on a eu notre dernier tampon. On se présente pour la deuxième fois vers la sortie du poste frontière ou l’on doit à nouveau nous acquiter d’une taxe. Ceci fait, nous voilà enfin en mongolie. AH! Non, il nous reste un dernier guichet où il nous faut obligatoirement payer l’assurance auto facultative alors qu’on aurait préféré payer facultativement une assurance auto obligatoire. Mais bon, après une journée d’attente et de négociation, nous n’avons qu’une envie, c’est de passer cette putain de frontière.img6980.jpg

  La putain de frontière en question, vue de loin, côté Mongol s’il vous plaît

MAINTENANT ON PEUT LE DIRE, ON EST OFFICILLEMENT EN MONGOLIE. 

Nous roulons au millieu de paysage grandiose où jamais la main de l’homme n’a posé le pied. 

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Nous voici dans les grandes steppes eurasiennes où nul homme ne peut chier tranquille vu qu’il n’y a pas de buissons. (merci alain)

J60 et J61 – L’arrivée à Ulan Baator et la vente de la voiture

6h de route plus tard nous arrivons enfin à Ulan Baator, on trouve un hôtel en speed histoire de passer la nuit, et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, on dort déjà…

Le lendemain, le programme est chargé: on doit encore laver la voiture pour lui redonner sa classe originelle, trouver la guesthouse où on passera la nuit, faire les bagages pour notre départ en treck du lendemain, manger (eh oui, ça prend du temps avec nous…), se laver (ou pas…). Et le tout avant 19h, heure de notre rendez-vous négociation avec l’acheteur de Titine.

Bien entendu, on arrive en retard, on a oublié les papiers de la voiture, on roule sans permis, et aucun de nous n’a son passeport… Nikel!

Les négociations ne commencent pas de la meilleure façon: on nous apprend que notre treck partira avec un jour de retard, et que le train que nous devions prendre a été annulé, il  partira lui aussi avec un jour de retard. Mais d’un autre côté, il nous reconfirme que la transaction aura lieu comme prévu le lendemain, c’est donc plutôt contents que nous rentrons.

Et pour bien terminer la journée, on rejoint nos amis de la guesthouse dans un petit restaurant indien. la soirée se poursuit entre baroudeurs jusque tard dans la nuit où l’on échange nos aventures respectives.

Et Le jour tant attendu est arrivé!

La transaction se passe très bien: on récupère les billets du Transmongolien qui nous permettront de quitter le pays dans 2 semaines, on échange de quelques liasses, et on accompagne notre acheteur dans ses démarches auprès des autorités. A 15h l’acte de vente est signé, la voiture a passé son contrôle technique avec brio (avec qui ??), et nous voici officiellement piètons!

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Une page se tourne dans l’histoire de notre voyage. Mais demain est aussi un grand jour, nous partons pour un treck de deux semaines dans l’immensité des steppes.

Nos nouvelles vont donc se faire un peu rares. Pour ne pas dire inéxistantes… 

Je reviendrai !!!

J52 – J56 : Le Lac Baïkal (du 24/08 au 29/08/2010)

29 août 2010

J52 – 24/08/2010 

Nous arrivons enfin à l’étape qui nous fait tant rêver, le Lac Baikal, qui symbolise un peu la fin de notre périple russe. Pour profiter à mort de ces quelques jours, nous nous dirigeons immédiatement vers l’office du tourisme. Les employés ici ne savent pas tous parler anglais, mais ils maîtrisent tous très bien le mot « money ». Ils nous vendent du rêve et nous concoctent un programme sur mesure : vélo le premier jour, plongée sous marine le second, puis randonnée à cheval et bivouac sur le lac. Que du bonheur ! 

Et enfin, pour bien terminer cette première journée, et bien commencer notre séjour ici, on fini par un petit tour sur le lac à bord d’un bateau de pêche. img6282.jpg 

J53 et J54 – 25 et 26/08/2010 En définitive, notre programme de rêve s’avère être une chimère, l’agence n’avait pas assez de vélo pour nous tous, et on a dû se séparer en deux groupes : un groupe VTT et l’autre en baptême de plongée, et vice et versa le lendemain ! 

Bon, le VTT est une activité assez peu répandue, d’où la qualité médiocre de leurs engins. D’un autre côté cela nous oblige à nous surpasser : on roule sur des vélos pourris et sur des routes pourries, mais on roule quand même super vite, question de motivation. Il faut dire que depuis l’Ukraine des hordes de chiens sauvages, croisement de loups et d’ours, errent dans les rues. D’habitude pas de problème, on est en voiture, mais cette fois on est en vélo… img6392.jpg 

En ce qui concerne la plongée, ce fut une véritable découverte pour nous quatre, mêlant sentiment d’excitation et d’appréhension. Surtout quand Andreï, notre maître plongeur, nous a expliqué les principales règles de la plongée : -          Si tu remontes trop vite, « BOUM !!!» -          Si tu respires pas régulièrement, « BOUM !!!» -          Et si tu descends trop vite… bin « BOUM !!! » aussi 

Mais finalement le fameux « BOUM » n’eu pas lieu, on a suivi ses instructions à la lettre. C’était une super aventure avec un guide génial, et heureusement anglophone : une plongée à 10m dans une eau à 10°. img3404.jpg 

Et après la plongée, on s’est vu offrir le café le plus atypique de notre voyage. Dans les locaux du club de plongée on fait la connaissance du plus vieux plongeur du lac, vétéran de la guerre du Vietnam. L’après-midi se poursuit sur fond de chants guerriers (en français s’il vous plait !), c’est qu’il en a vu du pays, notre « frogman ». Et le bonhomme se targue d’avoir buté du ricain avec un sourire plein de dents en or 24 carats, vestige de ses années de service dans la Navy russe. Le plongeur de nous expliquer : 

« Vous savez, pour ne pas être repéré par les bulles d’air à la surface de l’eau, les hommes-grenouilles de l’époque recyclaient leur oxygène. Mais respirer de l’air trop chargé en oxygène nous détruisait les dents…» J55 – 27/08/2010 

C’est aujourd’hui le jour de notre randonnée à cheval. Rendez-vous 10h au port pour prendre le bateau en direction de Bolshicate, petit bourg du Baïkal paumé de chez paumé, accessible uniquement en bateau ou à cheval. Ca tombe bien c’est pour le cheval qu’on est là, le but étant de rallier Listvianka, notre point de départ. Mais comme la veille, problème : le représentant du syndicat d’initiative nous annonce qu’il n’y aura pas de bateau. 

Or, pas de bateau, pas de cheval. Et pas de cheval… pas de cheval. Comme solution de secours, l’agence nous propose un autre bateau. Très gros qu’ils disent. Et payant… donc on paye. Arrivés à Bolshicate nous faisons la connaissance de deux hollandais qui nous ont pas mal aidé par la suite. Ils parlaient russe et anglais, parfait pour faire la traduction, mais ils parlaient même pas français ces gros nazes ! 

Nous  partons sous un temps assez menaçant, heureusement que le guide nous a prêté des K-way. C’est ainsi que Mat et Steph se sont mués en Mister Pink… img3407.jpg 

« Mais pourquoi c’est moi Mister Pink ? » Arrivés au haras, enfin à l’enclos, on se retrouve avec la fille cachée de Rambo qui, à 9 ans, se taille déjà ses propres kalachnikovs et ses flingues à silencieux dans des planches de bois. Les russes, belliqueux ?  meuuuh non ! 

La rando se déroule à la perfection, malgré les routes boueuses et un petit crachin typiquement breton. img3426.jpg 

Au menu de midi, de l’Omul grillé, le fameux poisson local. Notre guide fait partir le feu avec pour seul matos un bout d’écorce et UNE allumette ! Quand on pense que nous il nous en faut trois rien que pour faire partir un chauffe-plat en matière inflammable… Ca calme. img3480.jpg 

Autre accroc à notre programme, le bivouac au bord du lac s’est changé en hôtel à Irkoutsk à cause de la pluie. J56 et J57 – 28 et 29/08/2010 

On entame la route pour Oulan-Oude, et cette fois le temps est avec nous. De la route on aperçoit en contrebas un endroit idyllique pour camper, entre le Baïkal et le Circum-Baïkal, le train qui comme son nom l’indique fait le tour du Lac. img6747.jpg 

Pendant une de ses séances quotidienne de photo de coucher de soleil sur le Lac, et après une bonne cinquantaine de photo sur le côté gauche, Dav se décide à photographier le lever de lune côté droit. C’est alors qu’il tombe nez à nez avec la lune. Ou plutôt avec des lunes : un groupe de mamies naturistes piquant une tête dans le Baïkal. Pour mémoire, l’eau est à 10°… On s’apprête ensuite à manger nos rations de combat et à faire un feu, mais le bois ne prend pas. On commence à regretter notre guide de cheval qui fait du feu avec une allumette sous la pluie. C’est alors que trois filles russes viennent nous aider. Elles apportent un livre pour lancer le feu, puis un type arrive et entreprend de nous couper du bois à la hache, mais c’est pas très convaincant… 

img6833.jpg Quand le feu s’éteint encore une fois super rapidement, le type nous invite à le suivre à leur campement 30m plus loin. C’est en fait un groupe de 15 personnes où nous retrouvons nos mamies naturistes (habillées cette fois) et qui s’avèrent super sympa ! Ils nous invitent à festoyer avec eux, on se croirait dans Asterix chez les Slaves. Après l’entrée, le plat, le dessert et le thé, il y a re-entrée, re-plat, re-dessert et re-thé. On trinque à la Vodka à la russe, on a chanté la Marseillaise et Une bécasse, eux ont chanté des chansons russes. 

img6851.jpg Après la troisième tournée de poularde (à 2h du mat) on fini par aller se coucher. C’était la soirée la plus originale et la plus mémorable du voyage ! 

Lever pas si matinal dans le village gaulois des russes. On les retrouve à la même place que la veille : à table, chez eux il est tout le temps midi douze… Au menu du petit dej’, viande, charcuterie, des fruits, du thé. Bref, ils ont juste remplacé la poularde par du mouton. Après des au-revoir chaleureux, échange de mail et photo collective, on quitte nos amis russes pour Oulan-Oude. On fait nos derniers adieux au Lac Baïkal… 

img6879.jpg  On part donc pour la Mongolie, où parait-il les connections internet sont très aléatoires. Notre prochaine intervention sur le blog se fera donc… un de ces jours ! img6960.jpg  A bientôt !!! 

J49 à J52 sur la route de Baïkal (21/08 au 24/08)

25 août 2010

J49 – le départ de Krasnoiarsk 

Nous quittons  l’hôtel de Krasnoiarsk pleins d’entrain: on part pour notre dernière étape de route avant le lac Baïkal! Mais…  vision d’horreur… La voiture penche étrangement.

 

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Un soucis? je ne vois de quoi vous voulez parler…

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de vrais mécanos ces p’tits gars! 

Cela se confirme, les russes sont super sympas! Une première personne s’est spontanément arrêtée pour nous préter son compresseur. Mais le pneus étant réellement crevés, c’est le gardien de l’hôtel qui quitte son poste pour nous accompagner au garage le plus proche. Très prévenant, mais l’histoire ne dit pas si il a été licencié pour abandon de poste…

Pour l’anecdote, après le carrossier qui répare le pare-brise à coup de perceuse, nous avons fait la connaissance du garagiste qui regonfle les pneus crevés à coups de tournevis. Et le pire, c’est que ça marche!!! Et c’est après avoir réussi à tout bien ranger le coffre, au prix de terribles efforts, qu’il nous a fallu tout ressortir pour replacer la roue de secours. Mais on était quand même soulagés de savoir notre pneus en état de marche. Ou plutôt en état de rouler… enfn bon, on se comprend!

Une fois notre Titine flambant neuve (façon de parler bien sûr…) il ne nous reste plus que la bagatelle de 1000 bornes à avaler en moins de 2 jours. Et c’est sans compter sur la qualité des routes. Ah bin non, en fait ya pas de route!

 

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magnifique réseau routier, n’est-ce pas?

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Et voilà le résultat…

J50 et J51 – La route pour Irkoutsk

Après une première nuit en bivouac passée dans une tente cernée par les moustiques, il nous reste encore plus de 800 km jusqu’à Irkoustk. Mission presque pas possible, et on décide donc de passer la nuit sur la route. Encore…

 

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Is there a better place to be? 

 

On arrive à Irkoutsk en début de matinée. Visite express de la ville, qui se limite à la gare du transibérien, à la place Lénine (avec la super statue du bonhomme), et à l’avenue Karl Marx… Comme dans toutes les villes russes.

Histoire de se renseigner un peu on se rend dans une agence de voyage locale. Une hôtesse nous concocte un programme au poil pour notre séjour sur le lac, et donc… on décide de ne pas le suivre! Et pour passer la nuit, on passe devant un hôtel qui a l’air très cher, qui se révèle en fin de compte très très cher, et donc… on le prend! Instinct de contradiction…

Pour notre dernière soirée avant le lac on décide de passer une soirée typiquement russe: on dîne dans un châlet sibérien, au menu du borsh et de la viande grillée à la russe, en compagnie d’un chanteur folklorique. Et pour finir en beauté, un dernier verre au bar « Liverpool » sur fond de Beatles et Rolling Stones.

 C’est le jour I (J-1), et demain c’est l’arrivée sur le lac Baïkal! Enfin!

 

J52 – l’arrivée…

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Un petit tour sur le lac. Moment magique!

 

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Coucher de soleil sur les eaux du lac

J46 à J48 – Vers Krasnoiarsk (18/08 au 20/08)

20 août 2010

Peu après notre départ de Novossibirsk, nous atteignons la barre symbolique des 10000 kilomètres parcourus depuis notre départ. Et comme ce n’est pas suffisant, on décide de faire encore un petit détour par la ville paraît-il très jolie de Tomsk, le « joyaux oublié de Sibérie » selon notre guide touristique, que nous atteignons en fin de journée malgré une route dégueulasse.

Finalement, pas grand chose à voir à part des chiens boîteux et quelques maisons en bois joliement sculptées

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Si il y a bien une chose dont les Russes de Sibérie ne manquent pas, c’est le bois. Sorti des grandes agglomérations aux blocs de bêton Staliniens, on voit fleurir des petites maisons très typiques de la Sibérie dont les portes et les fenêtres sont particulièrement travaillées.

 Après la visite de Tomsk, on repart pour 600 bornes de route vers Krasnoiarsk, de nuit s’il vous plaît, et comme les Russes sont aussi fans des panneaux indicateurs que nous des routes Ukrainiennes, on se perd et on rajoute 100 kilomètres à notre compteur. Et au petit matin on arrive en vue de Krasnoiarsk où nous sommes accueullis par un magnifique levé de soleil typiquement Sibérien et par une marchande de souvenirs typiquement Sibérienne mais pas franchement magnifique.

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Beaucoup de sang a dû couler cette nuit…  

 

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Une marchande de souvenirs qui nous a fait découvrir la culture culinaire locale: elle nous a donné a manger des pommes de pain…

On prend un hôtel en ville, qui est un point de départ pour faire des randos. Ca tombe bien, à trop faire de voiture on commençait légèrement à s’encroûter. On fait donc notre randonnée vers le sommet Takmak Stolby en remontant à pieds une piste de ski niveau noire Olympique minimum. En récompense, la vue qui nous est offerte sur la vallée de Krasnoiarsk est sublime.

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Définitivement, une piste de ski, c’est plus facile à descendre qu’à monter…

 

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Mathias en a profité pour escalader tout ce qui était escaladable, et même ce qui l’était moins. Il ne manquait plus que la toile pour en faire un Spiderman local.

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Steph a lui choisi d’imiter Tarzan. Jane est bien loin maintenant…

De retour à la station et pour terminer la journée, nous nous adonnons à diverses activités à sensations fortes:  tyrolienne, luge d’été…

Finalement Krasnoiarsk a été une étape très sympatique, qui nous a permis de recharger les batteries avant de nous attaquer aux 1000 kilomètres qui nous séparent du lac Baïkal.

 

 

J40 à J45 – De Tioumen à Novossibirsk (13/08 au 17/08)

18 août 2010

Avant notre départ de Tioumen, il a fallu passer par un petit garage. Hé oui, on a eu comme qui dirait un petit soucis : un cailloux bélliqueux est venu impacter notre parre-brise lorsqu’un autochtone nous a doublé. 

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Nous voilà repartis sur les routes pour deux nuits de bivouac dans les campagnes profondes de la russie. Deux jours sur les routes ou nous n’avons pas eu grand chose d’autre à faire que de contempler les couchers de soleil et le ciel étoilé, et, telles les vaches normandes, regarder les camions passer.

En passant par Omsk, nous avons rencontré un ouvrier un peu fainéant, et Lénine en personne.

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La première nuit a quand même été un peu mouvementée avec un défilé de moissonneuses batteuses sur les coups de 23H30 à 2 mètres de nos tentes.

Heureusement qu’en arrivant à Novossibirsk, après nos deux nuits dans la nature, et notre rencontre du troisième type, nous avons trouvé un bel hotel. A faire autant de voiture, on commencait à devenir zinzins…

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Notre rencontre du troisième type sur une aire d’autoroute pleine de routiers locaux. Spécial, mais marrant!

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Depuis qu’on est en Asie on s’entraine à se fondre dans la masse

 

Et la voiture, elle serait pas un petit peu fatiguée après tout ça ?

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C’est qu’on en prend soin de notre titine.

J38 à J39 – De l’Europe à L’Asie (du 10/08 au 13/08)

13 août 2010

Nous partons de Kazan précipitamment pour quitter le plus rapidement possible les zones à risques. C’est pas grand-chose, juste quelques milliers d’hectares de forêts en feu dégageant des fumées toxiques, et avec deux-trois centrales nucléaires au milieu… 

Notre objectif : passer l’Oural en avalant près de 1000 km en 2 jours. 

Bon, faut avouer, c’est crevant quand même… Sur notre trajet on est passé par trois grandes villes, et entre ça, beaucoup, beaucoup, beaucoup de campagne… 

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La campagne russe dans toute sa splendeur rurale… 

… Et une grotte ! 

La grotte de glace de Kungour qui, en été, devient en réalité une grotte de pierre. Rien d’étrange à ça direz-vous, il n’empêche qu’il y fait frais. Très frais. Limite glace… sauf qu’il n’y a pas de glace. Enfin bon, on s’est compris… 

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La grotte de glace de Kungour 

Et parmi les villes étapes, Ekaterinbourg, la ville qui symbolise le passage de l’Europe à l’Asie. Première demi-ville asiatique de la Russie ! En effet les gens du côté Ouest de la ville ne ressemblent en rien à ceux du côté Est… A l’ouest ils sont tous grands, blonds aux yeux bleus. A l’Est ils ont tous les yeux bleus, et ils sont blonds et grands. Bon, admettons, ils sont tous pareils, mais au moins ils sont asiatiques, et ça c’est beau ! 

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La frontière symbolique entre Europe et Asie 

D’ailleurs à ce propos, pour ceux qui ne pensaient pas qu’on y parviendrait, il semblerait qu’on ait bien dépassé Meaux… 

PS : bon, pour la photo de la frontière, il faut qu’on vous avoue un truc : On l’a pas trouvé… En fait il y avait un super obélisque pile poil sur la frontière, au milieu de la forêt ouralienne, mais on a pas été foutu de mettre la main dessus. Alors du coup on s’est rabattu sur un édifice qui, pour l’occasion, fera office de frontière symbolique. Désolés…   

PS bis : Apache, on trouve tes commentaires encore plus terribles qu’Ivan, mais on n’arrive pas à mettre un nom sur ton pseudo. Mais qui êtes-vous, sioux-plait ??! 

J34 à J37 – De Moscou à Kazan (06/08 au 09/08)

10 août 2010

J34 – J36 : Moscou 

Nous voici donc dans cette gigantesque capitale soviétique, où règne un climat si particulier que nous avons dû prendre nos précautions.

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Moscou est bien une capitale internationale, avec son brouillard londonien, sa chaleur zaïroise, son restaurateur breton, et un soupçon de pollution typiquement mexicaine.

Malgré ce brouillard oppressant, on a quand même visité la ville :

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La cathédrale de Basile le Bienheureux

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Un maréchal suuuper connu de l’armée rouge… On a oublié son nom

Finalement, visiter Moscou dans ces conditions aura été une belle expérience qui restera inoubliable !

J37 : Kazan 

Nous partons le lendemain pour la capitale de la république autonome du Tatarstan, qui n’a rien à voir avec la sauce tartare… (désolé…). Kazan se distingue par sa forte influence ottomane et sa diversité religieuse dans l’enceinte même de son kremlin : l’Eglise Orthodoxe de l’Annonciation y côtoie la Mosquée de Kul Sharif, superbe et antique édifice dont la construction vient de prendre fin en 2005…

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la Mosquée de Kul Sharif

Pour l’anecdote, dans l’enceinte du kremlin se trouve également la tour Syuyunbike. Elle fut construite lorsque, assiégée par les armées  d’Yvan, la souveraine tatare Syuyunbike proposa à son assaillant un défi. Si Yvan parvenait à faire construire en moins de 7 jours une tour plus haute que tous les minarets de Kazan, elle accepterait le mariage en gage de paix et de soumission. Mission accomplie, mais le jour des fiançailles, durant le repas de noces, elle voulu voir une dernière fois sa ville avant de partir pour Moscou. Elle monta au sommet de la tour, et se jeta dans le vide. Petit oiseau si tu n’a pas d’aile…

Mais ne soyons pas trop triste pour Yvan, il a quand même eu 7 autres femmes, dont il a tué une bonne partie… Il est vraiment terrible cet Yvan…

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La tour d’Yvan le terrible, tour de Pise locale, moins connue mais tout aussi penchée. Bon, faut dire qu’il l’a fait construire en 7 jours quand même… 

Nous partons dès ce matin pour de nouvelles aventures en direction de l’Oural. Nos nouvelles se feront peut-être plus rares. C’est juste que les connections internet deviennent plus incertaines en ces terres barbares : « Russia, connecting people »… ou pas ! 

A très vite ! 

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